Les déboires de 430 étudiants congolais à Cuba

Les déboires de 430 étudiants congolais à Cuba
En attente du rapatriement au pays, ils broient du noir faute d’argent Les 430 étudiants congolais en formation en médecine à Cuba, et arrivés en fin de formation, attendent toujours d’être rapatriés au pays. Le gouvernement, certainement dépassé par de nombreux problèmes à solutionner, ne diligente pas ce retour au bercail. Ces étudiants ont adressé une lettre au Premier ministre, mais qui n’a pas encore répondu aux jeunes.
 
Il s’agit exactement de 375 médecins et de 55 techniciens envoyés en formation de 7 ans à Cuba. A la fin de cette formation, les jeunes empilent aujourd’hui 33 mois de bourse impayée. Ils traversent une situation indescriptible. Mais, contrairement aux fake news qui pullulent les réseaux sociaux, et relayés sans vérifier par certains faiseurs d’opinion, faisant état d’une évasion de ces jeunes médecins vers d’autres pays, notamment les Etats-Unis, seulement une poignée a jusque-là réussi le coup. Une dizaine d’entre eux, 3 médecins et 7 techniciens, ont pu fuir vers l’Europe, dans l’espoir de trouver mieux. Ceux qui n’ont pas les moyens de se taper une telle aventure broient du noir à Havane.
 
A partir de 2012, le Congo a commencé à envoyer un nombre important des étudiants à Cuba pour se former dans le domaine de médecine. C’était dans le cadre de la vision des douze hôpitaux, préparer du personnel qui doit exercer dans ces structures dans le but d’améliorer l’offre de santé. Mais, le gouvernement n’a toujours pas les moyens de sa politique. Aujourd’hui, ces étudiants finalistes cumulent des impayés des bourses. Et depuis novembre 2020, plus un seul rond ne leur a été versé. Suite à la pagaille organisée par ces jeunes en avril 2019 à Cuba, ayant poussé le gouvernement à rapatrier quelque 200 étudiants irréductibles, et ceux qui sont restés sont obligés de se tenir tranquilles et de se conformer au protocole de l’université.
 
En septembre 2020, une première vague de quelque 250 étudiants sont rentrés tambours battants au bercail. Les autorités leur annoncent une situation en rose. Mais depuis là, ils n’ont même pas les attestions de leurs diplômes obtenus au prix de mille efforts à Cuba.
Ils sont actuellement déployés comme stagiaires, avec une prime mensuelle de 150.000 francs CFA, dans certains hôpitaux de Brazzaville (Talangaï, Makelekele, CHU) et dans les départements, en attendant leur recrutement à la Fonction publique.
Jusque-là, rien !