CONGO. Faute de couveuses et d'oxygène, deux jumelles siamoises décèdent à l'hôpital militaire de Brazzaville

CONGO. Faute de couveuses et d'oxygène, deux jumelles siamoises décèdent à l'hôpital militaire de Brazzaville

Pas d'oxygène, pas de couveuses !

 
Nées seulement jeudi le 30 décembre à l'hôpital militaire de Brazzaville, finalement les jumelles siamoises n'ont pas survécu. Le drame n'est pas arrivé à la suite d'une quelconque complication due à leur anatomie, mais par manque d'oxygène !
 
En plus, l'hôpital n'a pu fournir à temps les couveuses pour protéger les enfants, en attendant de trouver une solution durable à leur état.
He oui! Nous sommes bien à Brazzaville, pas dans un centre hospitalier reculé du village. Il s'agit de l'un des établissements hospitaliers les plus importants du pays.
Les parents, un couple vivant au quartier péri-urbain de Kinsoundi, à Brazzaville, avaient déjà fait face à des charges liées à la césarienne. Sans compter que la naissance des siamoises pouvait les a ensuite traumatiser.
 
Epuisés et désespérés aussi pour n'avoir pas trouvé de la place adéquate, avec couveuse et oxygène, dans les autres structures de maternité à Blanche Gomes, au CHU ou Talangaï.
La Fondation Ebina, connue pour ce genre d'action, a rapidement été contactée pour voir comment séparer les deux fillettes promues à une vie normale. Des contacts en France et au Cameroun avaient presque abouti, lorsque ce vendredi matin la mauvaise nouvelle est tombée.
 
Très souvent, la négligence du personnel soignant ou l'irresponsabilité des structures de santé ne sont jamais indexées dans le quotidien des Congolais. Personne ne le dénonce, comme si c'était normal. Ces parents désemparés porteront-ils plainte contre l'hôpital militaire? La société civile les y pousse!
 
Alors que les autorités s'emploient à améliorer l'offre de santé, déjà assez catastrophique, en mettant en service deux nouveaux hôpitaux généraux (Djiri et Patra), voilà que l'existant ne rassure pas. Nos hôpitaux ne sont que des mouroirs, à tel point que même les gouvernants n'y vont pas!
 
@Arsène SEVERIN
 
NB: Titre de la rédaction